Le prince Charles et Camilla à l’hippodrome d’Ascot : c’est peut-être un détail pour vous…

Le prince Charles et Camilla Parker-Bowles, le 16 juin 2021, à Ascot, au Royaume-Uni.

Numéros masqués

Vous n’en pouviez plus d’attendre ? Vous trépigniez ? La semaine dernière, après une année blanche, la course de chevaux Royal Ascot, véritable monument en son genre, organisée chaque mois de juin dans le Berkshire, était enfin de retour. Et avec elle son lot de Britanniques au teint rougi, richement habillés, lourdement accessoirisés, la tête coiffée de chapeaux si improbables qu’ils pourraient figurer dans l’épreuve de sculpture en sucre de « Top Chef »… Le masque en bonus. Pour encore plus de plaisir.

Travail du chapeau

Dans la loge royale, on retrouvait évidemment le prince Charles et Camilla Parker-Bowles, parfaitement équipés pour ce genre d’occasion. Si le teint rougi étaient bien là, les habits, les masques et les accessoires aussi. Quant aux chapeaux, ce fut un récital. Camilla portait ce jour-là une pièce en sisal crème équipé d’un ruban ­tourbillonnant de façon fascinante autour de la calotte… Clairement, ce n’est pas un hasard si les Anglais désignent ces chapeaux de gala par le terme « fascinator ».

Tête haute

Charles n’était pas en reste niveau chapellerie. Comme le veut la tradition, et le protocole, il arborait un top hat, ou haut-de-forme. Les observateurs les plus aguerris noteront que le modèle en question est en castor, les plus moqueurs relèveront, eux, sa taille modeste.

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De fait, dans la seconde moitié du XIXsiècle, la hauteur des hauts-de-forme était un véritable marqueur social. Les excès en la matière étaient tels que l’on finit par mettre au point des hauts-de-forme rétractables pour que les hommes les plus hautement chapeautés ne se cognent pas au plafond.

Costume d’occasions

Puisque nous en sommes au prince Charles, et à sa mise, notons que son costume est tout aussi remarquable. Taillé dans une laine estivale gris perle et accompagné d’un rare gilet croisé à col châle, c’est l’un des plus anciens et illustres de sa collection. Œuvre du tailleur londonien Anderson & Sheppard, celui-ci date de 1984 et a vécu, au fil des ans, de très nombreuses ­éditions de la Royal Ascot. Dans un autre genre, le prince Charles le portait aussi pour le mariage du prince Harry et de Meghan Markle en 2018.

Clin d’œillet

Notons enfin la présence, à la boutonnière du prince, d’un œillet, selon toute vraisemblance cueilli dans les jardins d’Highgrove House, la résidence de campagne du couple, dans le Gloucestershire. Pure coquetterie ?

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Il paraît que les œillets furent longtemps portés par les jeunes hommes ­secrètement amoureux. Si la fleur fanait rapidement, ils devaient en conclure que l’amour n’était pas réciproque. A l’inverse, si elle tenait bon, l’espoir était permis. Ici, il semble donc que le prince Charles ait ses chances…