Le Royaume-Uni signe un accord post-Brexit avec la Norvège, l’Islande et le Lichtenstein

Elevage de porcs dans le Gloucestershire, au Royaume-Uni, en 2016. Cette photographie est issue d’une série sur les agriculteurs réalisée par Martin Parr après le référendum sur le Brexit.

Le Royaume-Uni a annoncé, vendredi 4 juin, un accord commercial post-Brexit avec la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein portant sur 21,6 milliards de livres d’échanges. La ministre britannique du commerce, Liz Truss, a estimé qu’il allait entraîner « un essor majeur de notre commerce » avec les pays concernés.

L’accord va « dynamiser des secteurs importants comme le numérique, faire baisser les droits de douane sur des produits alimentaires et denrées agricoles britanniques de haute qualité et soutenir les emplois partout dans le pays », se félicite le ministère dans un communiqué. Selon lui, les entreprises britanniques pourront exporter vers ces pays sans « remplir aucun formulaire » papier et tous les documents nécessaires pourront être remplis et transmis de manière électronique.

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277 % de réduction des droits de douane sur le cheddar

L’accord, dont l’essentiel couvre les échanges avec la Norvège, envisage notamment une réduction allant jusqu’à 277 % des droits de douane pour les exportateurs vers la Norvège de certains fromages cheddar. Il comprend aussi des réductions de taux pour le porc, les volailles, certains poissons et crustacés et « aide à préserver 18 000 emplois » dans la pisciculture. « L’accord de principe trouvé ce jour est le premier pour ces trois pays européens à inclure des sections consacrées au commerce numérique et aux petites entreprises », souligne le communiqué du gouvernement britannique.

La Norvège s’est félicitée de même. « Le gouvernement a négocié un accord de libre-échange vaste et ambitieux avec le Royaume-Uni », a annoncé la première ministre norvégienne, Erna Solberg, lors de la présentation de l’accord à Oslo.  « Les entreprises tournées vers l’export continueront d’avoir accès au plus gros marché à l’export de la Norvège, hors Union européenne », a-t-elle poursuivi. S’il n’est pas, selon elle, « aussi satisfaisant que l’accord EEE », c’est-à-dire la zone comprenant l’Union européenne ainsi que l’Islande, la Norvège et le Liechtenstein, c’est « l’accord de libre-échange le plus vaste que nous ayons jamais conclu », a-t-elle souligné.

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Le Monde avec AFP