« L’effort de développement des énergies renouvelables doit être davantage réparti entre les territoires »

Tribune. Depuis plusieurs semaines, nous assistons à une campagne de dénigrement du développement des énergies renouvelables, et en particulier de l’énergie éolienne, qui choque de nombreux Français et les élus locaux de la République que nous sommes par sa violence, son obscurantisme et son populisme.

Pourtant, la facture énergétique des ménages dépasse les 3 000 euros par an, un foyer sur dix est en situation de précarité énergétique, et la facture énergétique de la France à l’international approche les 45 milliards d’euros, soit près de 2 % du produit intérieur brut (PIB). Sans évolution massive de nos modes de consommation énergétique pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre, certains territoires français dépasseront à certaines périodes les 50 °C d’ici à 2050 avec des conséquences désastreuses sur le quotidien des Français, sur leur santé, leur environnement et leur activité professionnelle.

Contribuer à la transition énergétique de la France est un devoir, une fierté et même une chance pour nos territoires et pour notre pays !

Un autre avenir énergétique

Partout, nous, élus locaux, avec les citoyennes et citoyens, avec les acteurs économiques et associatifs locaux, faisons le choix d’inscrire le pays dans un autre avenir énergétique. Un avenir plus responsable, plus local et moins mondialisé, plus autonome, solidaire et participatif, plus moderne et dynamique en valorisant les richesses énergétiques renouvelables de notre pays plutôt que les énergies du passé, plus respectueux de la planète et donc de nos générations futures.

Il serait temps que les « anti » disent aux Français quelles solutions énergétiques crédibles ils proposent pour permettre à 67 millions de Français de se chauffer ou de se déplacer

Car faire le choix de l’énergie renouvelable, et singulièrement celui de l’éolien, c’est d’abord faire le choix d’une ressource énergétique française et non plus importée massivement des quatre coins du globe. C’est faire le choix de l’autonomie énergétique, garante d’une stabilité des prix pour le consommateur, plutôt que de dépendre des marchés mondialisés de l’énergie : du gaz russe, de l’uranium du Niger ou du pétrole de la péninsule Arabique, pays souvent instables dont nous dépendons massivement et donc dangereusement aujourd’hui.

C’est aussi faire le choix de nouvelles ressources financières pour nos territoires, et nous n’avons pas honte de le défendre, car nous préférons donner de nouveaux moyens financiers à nos services publics, à nos entreprises locales et à nos populations, plutôt que d’enrichir d’autres pays exportateurs de pétrole, de gaz, de charbon ou d’uranium. Développer les énergies renouvelables, c’est une forme de patriotisme au sens noble du terme, une forme de reconnaissance et de valorisation de la richesse de notre pays, durable et non délocalisable.

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