Les aides à l’apprentissage, fer de lance de la relance

Politique de l’emploi

[La politique de l’emploi s’appuie sur des dispositifs créés au fil des besoins, qui restent parfois méconnus longtemps après leur création. Quelle est leur efficacité contre le chômage ? Elle n’est pas toujours évaluée. Le Monde lance une série d’articles sur les aides à l’emploi, pour tenter d’estimer ce qu’on en sait – leur objectif initial, leurs résultats.]

L’objectif du dispositif

Dans le cadre du plan « 1 jeune, 1 solution », le gouvernement a décidé d’octroyer aux employeurs une aide financière exceptionnelle pour favoriser le recrutement d’apprentis et de jeunes en contrat de professionnalisation. Cette aide devait initialement prendre fin le 31 décembre. La crise sanitaire faisant encore sentir ses effets, le premier ministre Jean Castex a annoncé en septembre sa prolongation jusqu’en juin 2022, pour soutenir la relance de l’économie.

Rappelons qu’un contrat d’apprentissage permet à un jeune âgé de 16 à 29 ans – dans certains cas, il n’y a pas d’âge limite – de suivre une formation en alternance en entreprise pendant six mois à trois ans (quatre ans lorsque l’apprenti est en situation de handicap). L’apprenti perçoit une rémunération de son employeur, correspondant à un pourcentage allant de 27 % à 100 % du smic, en fonction de son âge.

Le fonctionnement

Afin de compenser le coût de cette rémunération, le gouvernement a donc décidé d’attribuer une aide financière exceptionnelle aux entreprises qui recrutent un jeune en contrat d’apprentissage, préparant à un diplôme jusqu’au niveau master maximum (bac + 5). Cette aide est versée la première année du contrat uniquement. Elle va de 5 000 euros pour un apprenti de moins de 18 ans à 8 000 euros pour un apprenti majeur. Elle permet donc de compenser une large partie de son salaire.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les contrats de professionnalisation en recul brutal en 2020

Si l’aide s’élève à 8 000 euros, alors l’entreprise reçoit chaque mois 666,67 euros pendant un an. Pour un contrat qui dure moins de douze mois, l’employeur perçoit l’aide au prorata de cette durée. Cette aide est ouverte à toutes les entreprises, quelle que soit leur taille. Les associations peuvent également en bénéficier, mais pas les établissements relevant du secteur public, même s’il existe une autre aide financière pour l’embauche d’apprentis dans les collectivités territoriales et les établissements publics en relevant.

Pour déclencher l’aide, l’employeur doit déposer le contrat d’apprentissage signé auprès de l’opérateur de compétences (Opco) dont il dépend.

Cette aide va de 5 000 euros pour un apprenti de moins de 18 ans à 8 000 euros pour un apprenti majeur. Pour un contrat qui dure moins de douze mois, l’employeur perçoit l’aide au prorata de cette durée

Il vous reste 59.16% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.