Les fonctionnaires municipaux protestent contre la légère augmentation de leur temps de travail

Depuis plusieurs semaines, une partie des 7 500 agents territoriaux titulaires ou contractuels de la ville de Rennes et de Rennes métropole se mobilisent contre la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019 qui oblige les collectivités territoriales à se mettre en conformité, avant le 1er janvier 2022, avec le temps de travail légal de 1 607 heures par an. Ils dénoncent notamment la perte de jours de congé. Après avoir bloqué le principal parc de la ville, des piscines, des bus ou encore des balayeuses, une centaine de fonctionnaires grévistes se sont rassemblés devant l’hôtel de ville, lundi 28 juin, en marge du conseil municipal délibérant alors sur l’application de la loi.

« Cette obligation ne me paraît pas être la priorité des chantiers nécessaires à l’amélioration du service public, insiste Emmanuelle Rousset, conseillère municipale déléguée (PS) aux ressources humaines et au dialogue social. Cela suppose de supprimer aux agents de la ville trois jours et demi de congé dits extralégaux pour passer de vingt-huit jours et demi à vingt-cinq jours. Nous avons sanctuarisé les jours supplémentaires travaillés en les affectant pour partie au développement personnel et professionnel de l’agent, pour un autre tiers à des temps collectifs au sein de chaque service, et pour le reste au service du public. »

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L’élue chargée du dossier assure vouloir profiter de la mise en œuvre de cette réforme pour « améliorer l’équité entre agents ». La collectivité prendra désormais en considération les temps d’habillage et de déshabillage, de déplacement, de pénibilité de certains métiers, et promet des « compensations » pour les agents travaillant les week-ends et les jours fériés. Certains points sont encore en discussion avec les syndicats. Lors des discussions préalables à la présentation du texte en conseil municipal, la CFDT, organisation majoritaire, s’est abstenue quand les autres syndicats s’y sont opposés.

Des « contreparties »

A Besançon, comme partout, il a fallu discuter. Mais, en comité technique, le protocole d’accord portant sur la réforme horaire des agents de la ville, du Centre communal d’action sociale et de la communauté urbaine a été adopté par douze organisations sur quinze, avec une voix contre. Cela n’a pas empêché la CGT et SUD-Collectivités territoriales, hostiles à la mesure, de manifester, jeudi 24 juin, devant l’hôtel de ville, où le rapport devait être débattu. « Il a été voté en conseil municipal, seuls le Parti communiste et Génération citoyenne se sont prononcés contre ce jour-là », précise Elise Aebischer, adjointe chargée des ressources humaines dans la majorité d’Anne Vignot, la maire Europe Ecologie-Les Verts.

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