Les plates-formes de location de bateaux aux particuliers démocratisent la plaisance

Dans le Vieux-Port de Marseille, le 14 juillet 2020.

Prendre le large permet peut-être d’oublier les restrictions sanitaires liées à la pandémie de Covid-19. En tout cas, cela soutient très fortement la location de bateaux de plaisance, qui, cette année encore, est plébiscitée par les vacanciers. Depuis le mitan des années 2010, la location aux particuliers grâce à Internet s’est fortement développée. En France, deux plates-formes se sont imposées sur ce marché en pleine expansion : Click & Boat et SamBoat, nées respectivement en 2013 et 2014, qui mettent en relation les locataires de bateau avec des loueurs professionnels et particuliers sur le modèle d’un « Airbnb de la plaisance ».

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La crise due au coronavirus semble avoir épargné ce marché de niche. Click & Boat déclare avoir organisé 150 000 locations de bateau en 2021, doublant sa performance par rapport à 2020. « Puisque les gens sont enfermés depuis un certain temps, ils ont épargné et dépensent plus dans les loisirs », souligne Pierre-Olivier Bidault-Sire, le dirigeant et fondateur de Wiziboat, une autre jeune pousse qui supervise en ligne la propriété partagée de bateaux des clubs nautiques.

Sur ces plates-formes, un bateau se loue à la journée pour moins de 400 euros

Au côté des loueurs traditionnels installés dans les ports, ces sociétés ont permis de démocratiser la plaisance. « Alors que c’était un marché très élitiste auparavant, ce type de loisirs est devenu accessible », affirme Pierre-Olivier Bidault-Sire. Sur ces plates-formes, un bateau se loue à la journée pour moins de 400 euros. Les locataires sont exemptés des coûts d’entretien et d’amarrage, qui s’élèvent souvent à plus de 5 000 euros par an, en plus du prix de l’achat.

« Une tendance de fond qui ne va pas s’arrêter »

En s’ouvrant à un public nouveau, la filière gagne en potentiel de croissance. « Il n’y a qu’un million d’utilisateurs propriétaires de bateaux de plaisance contre 30 millions de personnes sur le marché du loisir. C’est un marché trente fois plus profond », avance Pierre-Olivier Bidault-Sire. Selon la Fédération des industries nautiques, le chiffre d’affaires de la location de bateau dans l’Hexagone s’élevait à 215 millions d’euros en 2019.

SamBoat prévoit pour sa part de réaliser 4,3 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2021, soit une hausse de 60 % par rapport à 2020. Click & Boat ne communique pas le sien, mais assure le doubler chaque année depuis sa création. « La croissance est soutenue. C’est une tendance de fond qui ne va pas s’arrêter », prédit le fondateur de Wiziboat.

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