Lionel Messi au Parc des Princes, c’est peut-être un détail pour vous

Lionel Messi le 14 août au Parc des Princes.

Roi parmi les princes

C’était samedi 14 août dans un Parc des Princes plein à craquer. Après de longues journées de spéculation et d’attente, puis de parade médiatique, l’Argentin Lionel Messi s’est enfin présenté à ses nouveaux supporteurs. Tout sourire, il a enchaîné les checks, les gestes du pouce, les poses, les accolades et les œillades. Avant, finalement, de ­laisser la place à ses nouveaux partenaires. Car il y avait bien un match, PSG-Strasbourg, programmé dans la foulée des festivités. Mais ce soir, le football n’était pas ­vraiment le sujet principal.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Lionel Messi en partie payé en « fan token », nouvel instrument économique du sport professionnel

L’accroc du jeans

Le vrai sujet, c’était lui. Serait-il souriant ? Serait-il sympa ? Serait-il à la hauteur des espoirs placés en lui ? Très factuellement, nous retiendrons, pour notre part, que l’ancien Barcelonais effectua sa première course sur la pelouse du Parc des Princes vêtu d’un jeans skinny faussement déchiré et conclu en son bas d’un revers roulotté exécuté selon la technique bien connue du « pin and roll », destinée à raccourcir le pantalon tout en le serrant. Conclusion ? Ce soir-là, Lionel Messi était au moins à la hauteur du peu d’espoir stylistique que nous avions placé en lui.

Lire aussi Lionel Messi dit son « immense bonheur » d’arriver au PSG et « rêve de gagner une nouvelle fois la Ligue des champions »

Dépassement de soie

Pour accompagner ce jeans à revers, l’ancien attaquant barcelonais avait opté pour une paire de ­running Adidas de couleur blanche et pour une paire de chaussettes invisibles. Comment le sait-on ? Précisément parce que les chaussettes invisibles, censées permettre de montrer ses malléoles sans transpirer dans ses chaussures, ont la particularité d’être presque toujours visibles, en finissant par dépasser, à un endroit ou à un autre. En l’occurrence, c’est sous la malléole droite de Lionel Messi que ses chaussettes invisibles finirent par révéler leur couleur noire.

Etat de sièges

A droite de l’image, ces sièges nous rappellent que le foot a changé, ou du moins le PSG. Depuis août 2019, c’est dans ces sièges individuels, dignes de véritables baquets de formule 1, que les remplaçants du PSG assistent confortablement aux matchs de leur équipe. C’est ainsi que les expressions « faire banquette » ou « cirer le banc de touche » n’ont ­désormais plus cours.

Blason futé

Malgré tout, comment ne pas noter la présence, dans ce cadre idyllique et ce storytelling au cordeau, d’un élément disruptif ? Sur cette photo, le logo du PSG est largement concurrencé par celui de son adversaire du jour, sans doute le plus élégant de la Ligue 1. Dans ­l’insigne strasbourgeois se croisent harmonieusement une cigogne, une cathédrale et une bande rouge figurant le blason de la ville, soit à la fois une histoire, une identité et des valeurs… Malgré tout, ce soir-là, c’est bien le PSG qui l’emporta. 4-2. Sans Messi, resté en ­tribunes pour assister au match.