« L’objectif du Qatar a toujours été que la Coupe du monde 2022 crée un héritage positif pour notre pays et la région »

Tribune. Dans un peu plus moins de 500 jours, la Coupe du monde 2022 débutera au Qatar. Ce sera la première fois que l’événement phare du football se déroulera dans un pays arabe et au Moyen-Orient, et donc l’occasion de dissiper les stéréotypes récurrents et les idées fausses sur la région. Ce sera également l’opportunité de promouvoir les échanges culturels et d’apporter un message d’espoir et d’unité dans notre turbulente région.

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Tandis que pour des millions de personnes, la Coupe du monde au Qatar sera un motif de célébration au moment où le monde sort des griffes de la pandémie de Covid-19, cette vision ne fait pas l’unanimité. Pour certains, le Qatar n’est pas un hôte méritant, ces critiques portant essentiellement sur l’importante question des droits des travailleurs. Il n’a donc pas été surprenant de voir paraître le 26 juin une tribune dans Le Monde critiquant les conditions de travail au Qatar « Coupe du monde de football 2022 : « Nous ne devrions pas avoir à décompter les morts causés par les chantiers d’une Coupe du monde » »

Rédigé par un collectif de militants de la société civile, ainsi que par des responsables politiques et des dirigeants d’associations, cette tribune est empreinte d’inexactitudes et de distorsions, refusant de reconnaître l’impact positif des réformes du travail au Qatar pour des centaines de milliers de travailleurs immigrés et leurs familles.

« Trois décès liés au travail aux chantiers »

Le Qatar n’a jamais reculé devant les critiques lorsque celles-ci étaient fondées, et nous avons à plusieurs reprises reconnu nos lacunes et les domaines qui restaient à améliorer. Les réformes du travail au Qatar s’inscrivent dans la durée et sont le fruit d’un indéfectible désir de changement qui existait déjà longtemps avant l’attribution de la Coupe du monde.

Nous restons déterminés face aux critiques, et lorsqu’un article induit les lecteurs en erreur et ignore les réalités du terrain, il est de notre responsabilité d’y répondre par les faits. Si les auteurs de la tribune voulaient réellement comprendre la vérité, une rapide consultation en ligne révélerait les nombreuses occasions par lesquelles notre gouvernement a répondu aux affirmations inexactes du Guardian, selon lesquelles 6 500 travailleurs originaires d’Inde, du Sri Lanka, du Pakistan, du Bangladesh et du Népal seraient morts depuis 2011 en travaillant sur les chantiers de construction des stades et des infrastructures pour la Coupe du monde 2022.

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Cette accusation est totalement fausse. 1,4 million de ressortissants étrangers vivent actuellement au Qatar et seuls 20 % d’entre eux sont employés sur des chantiers de construction. Les 80 % restants comprennent des enseignants, des médecins, des comptables, des banquiers et des professionnels travaillant dans des bureaux et des commerces. Moins de 10 % de tous les décès survenus au cours des sept dernières années concernaient des personnes employées dans le secteur de la construction, dont trois décès seulement liés au travail sur les chantiers pour la Coupe du monde. L’article du Guardian dresse un portrait catalogué des professions des expatriés dans notre pays et passe sous silence ces points critiques.

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