« Loki », épisode 6 : le dieu de la malice arrive à la fin des temps et assure son avenir

Sylvie (Sophia Di Martino) et Loki (Tom Hiddleston), dans le 6e et dernier épisode de la première saison de « Loki ».

Ce sixième épisode est porteur de deux révélations essentielles pour l’humanité : la première tient en l’identité de l’homme – car c’est un humain mâle – qui tire les ficelles temporelles de notre univers ; la seconde – et de loin la plus importante – tient dans l’annonce d’une deuxième saison de Loki.

Nous avons donc atteint la fin des temps, mais pas celle de la série, et ce sixième épisode déborde d’informations. Celles qu’il faut pour boucler cette première phase de la relation ambivalente entre les deux variants de Loki, le dieu nordique échappé de la série de longs-métrages Avengers qu’incarne Tom Hiddleston et sa version féminine, nommée Sylvie (Sophia Di Martino) ; et celles qu’il faut pour jeter les bases de la saison suivante. Ces nécessités font de Pour toujours, à jamais, (c’est le titre de l’épisode) un moment d’intense bavardage.

Densité des dialogues

La densité des dialogues n’est pas forcément une bonne nouvelle, elle a ici deux conséquences heureuses. La première est de priver l’épisode du traditionnel combat spectaculaire et destructeur qui gâchait les finales de WandaVision et de Falcon et le Soldat de l’hiver. La seconde est de donner tout son temps à « Celui qui reste » pour se présenter. Les spécialistes de l’univers Marvel le connaissent sous le nom de Kang, et l’on sait déjà qu’on le retrouvera dans Ant-Man and the Wasp : Quantumania, long-métrage dont la date de sortie est fixée au 17 février 2023 (les vrais Gardiens du temps sont les stratèges du marketing de Marvel-Disney).

Dans la série comme dans le film à venir, Kang est incarné par Jonathan Majors, excellent acteur, récemment vu dans Lovecraft Country. Dans la série fantastique que HBO vient d’annuler, l’acteur portait sur ses épaules toutes les douleurs de l’histoire afro-américaine. Quand il apparaît sous les traits de Kang (le nom n’est jamais prononcé) devant Loki et Sylvie qui, pour le rencontrer ont traversé un édifice évoquant le château de Nosferatu, Kang, version Jonathan Majors, est un type surmené, tour à tour drôle et cynique, désespéré et menaçant, ce qui permet à l’acteur de s’amuser comme un fou.

Divergences stratégiques

Cette phase maniaque s’explique. Kang n’a pas chômé ces derniers âges, comme il l’explique aux deux versions du dieu de la malice : initialement chercheur du XXIe siècle, il a découvert comment passer d’une continuité temporelle à une autre, déclenchant finalement une guerre entre univers qu’il n’a pu régler que par la force. Pour maintenir l’ordre ainsi rétabli, il a créé la Time Variance Authority (TVA), la bureaucratie qui a capturé Loki au premier épisode.

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