LVMH prévoit d’embaucher 25 000 jeunes en un an dans le monde

Le patron de LVMH, Bernard Arnault, à Paris, le 28 janvier 2020.

Les annonces de recrutement pleuvent chez les « épargnés » de la crise liée au Covid-19. Amazon a indiqué, mardi 14 septembre, vouloir embaucher 125 000 personnes dans ses entrepôts ou dans le transport aux Etats-Unis. Et, mercredi 22 septembre, le numéro mondial de la vente en ligne a révélé son intention d’engager 12 000 saisonniers en France pour la période de fin d’année. Fedex, le spécialiste de l’acheminement de colis, autre secteur en plein essor depuis le début de la pandémie, table, lui, sur 90 000 recrutements à l’approche des fêtes de fin d’année outre-Atlantique.

A son tour, LVMH entre dans la danse. Le numéro un mondial du luxe, dont les ventes ont crû de 56 % au premier semestre 2021 par rapport à 2020, a levé le voile, mercredi, sur son plan de recrutement de jeunes de moins de 30 ans – « ceux qui ont le plus souffert financièrement de la crise du Covid-19 », fait valoir Chantal Gaemperle, directrice des ressources humaines et synergies du groupe, qui emploie 160 000 personnes dans le monde.

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La firme qui détient 75 marques, dont Louis Vuitton, Moët Hennessy et Sephora, « prévoit de recruter 25 000 jeunes de moins de 30 ans dans le monde d’ici à fin 2022 ». Environ 20 % de ces embauches concerneront l’Europe. En France, le groupe de luxe promet, toujours aux moins de 30 ans, près de 5 000 contrats de stage et d’apprentissage et 2 500 contrats à durée indéterminée. Pour 2021, il avait déjà annoncé envisager de créer 9 500 postes en contrat à durée déterminée et indéterminée « quel que soit l’âge du recruté ».

« Une question de survie »

LVMH ambitionne ainsi d’augmenter de 20 % le nombre de recrutements de jeunes dans le monde par rapport à 2019. Il s’agira de les former aux métiers de la création, de la fabrication et de la vente. « C’est une question de survie », affirme la directrice des ressources humaines. Bien qu’elle soit la coqueluche des étudiants en université et en école de commerce – depuis seize ans, LVMH se classe en tête du palmarès Universum des sociétés les plus plébiscitées par ce public –, l’entreprise dirigée par Bernard Arnault est confrontée à « une pénurie générale de talents », notamment dans les métiers du cuir et de la maroquinerie ou de la vente en magasin. Le phénomène concerne l’ensemble du secteur français du luxe, rappelle Mme Gaemperle.

Afin d’y remédier, le groupe continue de promouvoir ses métiers lors de manifestations, dont le 19 octobre lors d’un show au théâtre des Champs-Elysées, et en ligne, notamment sur sa plate-forme éducative, insidelvmh.com. Parallèlement, au sein de son Institut des métiers d’excellence, il forme des apprentis, en partenariat avec 24 écoles dans le monde, dont l’Institut Français de la mode, à Paris, et les Compagnons du devoir. La promotion 2021 concerne 330 apprentis.

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