Maltraitance animale : vers un durcissement des contrôles dans les abattoirs

Les images de bêtes maltraitées dans les abattoirs filmées par des associations de défense des animaux se succèdent. Pour endiguer le phénomène de maltraitances animales, les contrôles dans les abattoirs vont être renforcés via des inspections inopinées et généralisées ainsi que la mise en place d’une force d’intervention dès l’automne, a annoncé dimanche 4 juillet dans la soirée le ministre de l’agriculture Julien Denormandie.

« A un instant T, tous les abattoirs de France seront inspectés sur un point particulier », par exemple, l’acheminement des animaux, selon ce plan divulgué dans le journal Ouest France à l’occasion d’une visite lundi du ministre en Charente-Maritime dans le cadre de la stratégie nationale de modernisation des abattoirs.

A la suite de ces contrôles, toutes les éventuelles non-conformités seront relevées et le cas échéant, « des suites administratives et/ou pénales adaptées et harmonisées » seront prises. S’en suivront « un bilan et un suivi des mesures correctives » prises à l’issue de ces visites.

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Un groupe d’action rapide opérationnel à l’automne

Autre mesure prévue par le plan de M. Denormandie pour durcir les contrôles, un groupe d’action rapide, « mobilisable à tout moment » et baptisé la FINA (force d’inspection nationale en abattoir), sera opérationnel à partir de l’automne 2021. Ses six agents pourront « contrôler de façon inopinée ou en urgence des abattoirs, conjointement avec les services locaux d’inspection ».

Ils se tiendront « prêts à intervenir partout et à tout moment sur les situations les plus difficiles comme dans la mise en oeuvre des suites de contrôles, ou encore dans des situations où des décisions de suspension partielle ou totale d’activité s’imposent », détaille le ministère.

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Le ministre, qui doit visiter l’abattoir SIBCAS de Surgères lundi, devrait dès cette semaine adresser un courrier à tous les préfets pour leur demander « d’agir avec fermeté lorsque la situation l’impose » alors que des associations de défense des animaux dénoncent régulièrement la maltraitance animale dans certains élevages et abattoirs.

L’activité a été suspendue pour six abattoirs depuis juillet 2020 : quatre ont repris une activité depuis et deux sont toujours fermés, rappelle le ministère. Près de 2 000 inspecteurs s’occupent des abattoirs en France.

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Le Monde avec AFP