Mark Cavendish vainqueur d’étape : c’est peut-être un détail pour vous…

Le cycliste britannique Mark Cavendish sur le podium de la huitième étape du Tour de France, au Grand-Bornand, le 3 juillet.

Le salaire de la sueur

Fin d’après midi, le 3 juillet, au Grand-Bornand. Le légendaire sprinteur Mark Cavendish, membre de l’équipe Deceuninck-Quick Step, vient d’en finir avec les 150 kilomètres de la huitième étape du Tour de France et c’est l’heure de la débauche de récompenses. Dans sa main gauche, un bouquet de fleurs. Dans la droite, une peluche aux couleurs du constructeur automobile Skoda, le sponsor du maillot vert. En sus, le coureur britannique recevra aussi ce jour-là la colossale prime de 300 euros allouée quotidiennement au porteur du maillot vert. Qui a dit que les cyclistes ne roulaient pas sur l’or ?

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Parité bien ordonnée

En d’autres temps, et d’autres mœurs, Mark Cavendish aurait également reçu, pour sa peine, la bise de deux hôtesses souriantes. Mais cette époque est révolue. Depuis le Tour de France 2020, la raison a eu raison de cette tradition et c’est désormais un homme et une femme qui encadrent les champions. La bise, elle, a bien évidemment été balayée par le Covid-19.

Vert l’infini

L’omniprésence du vert saute ici aux yeux. Au-delà de tout jugement esthétique (ce n’est pas notre genre), nous nous contenterons de rappeler que les codes de la Grande Boucle ont bien souvent des fondements très rationnels, voire éhontément marketing. Ainsi, si le maillot du meilleur sprinteur, instauré pour la première fois en 1953, est vert, c’est parce que son premier sponsor était la chaîne de magasins A la belle jardinière. De même, si la tunique du leader est jaune, c’est parce que le journal L’Auto, futur L’Equipe, à l’origine de la création de l’épreuve, était imprimé sur du papier jaunâtre.

Chute à l’avant

Puisque nous sommes dans le vert, notons que le blazer de l’hôte de podium est vert lui aussi, mais qu’en prime il est gansé de noir. Ce qui nous permet de rappeler que ce type de finition est inspirée de l’univers du cricket, sport élégant par excellence. Bien plus en tout cas que le cyclisme ? Ce deuxième bouton de veste malencontreusement boutonnée en atteste de façon implacable.

Armoiries à trophées

Le podium du Tour de France est barré du nom du Grand-Bornand. Et discrètement orné du blason de la ville de Haut-Savoie, dont on distingue la croix, les cinq étoiles, le profil montagnard ciselé ainsi que les trois tours, dessiné par Raymond Oursel dans les années 1960. Conclusion ? Il y a au moins une touche d’élégance dans cette image.

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