Michel-Edouard Leclerc demande « la fin du passe sanitaire » dans les grands centres commerciaux

Michel-Edouard Leclerc, président du comité stratégique E.Leclerc.

Michel-Edouard Leclerc a demandé vendredi 27 août « la fin du passe sanitaire dans les grands centres commerciaux » de plus de 20 000 mètres carrés, imposé depuis le 16 août dans les départements où le taux d’incidence dépasse les 200 pour 100 000 habitants sur une semaine. « Si le passe sanitaire n’a pas vocation à être généralisé, (…) je demande la fin du passe sanitaire dans les grands centres commerciaux, parce qu’il ne joue pas son rôle, aujourd’hui, de pédagogie », a déclaré le président du comité stratégique E.Leclerc au micro de RMC/BFMTV.

Il propose « soit la suppression, soit la généralisation » du passe sanitaire à tous les commerces, sans distinction. M. Leclerc assure que le dispositif du passe sanitaire est difficile à comprendre pour le consommateur : « Il [le consommateur] n’est pas informé, les commerçants ne peuvent pas faire de publicité pour dire [s’ils contrôlent le passe sanitaire] puisque c’est sur la base d’indicateurs qui évoluent, ce sont les préfets qui décident », regrette-t-il.

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Une suspension du passe sanitaire dans les Yvelines

Mardi, le tribunal administratif de Versailles a suspendu un arrêté du préfet des Yvelines rendant obligatoire le passe sanitaire dans les centres commerciaux, au motif qu’il empêchait l’accès aux biens de première nécessité aux personnes ne disposant pas du passe. Des requêtes en référé sont en cours dans d’autres départements.

Michel-Edouard Leclerc demande également la poursuite du « dispositif de soutien » aux commerçants, « avec le chômage partiel, etc., parce que ça a un gros impact ». Le président du Comité stratégique E.Leclerc a, par ailleurs, évoqué « l’inflation sur les matières premières ». « On nous annonce des hausses du sucre raffiné de 10 % ; sur les pâtes, de 23 % ; sur la charcuterie, entre 9 et 15 % (…) ; sur le vinaigre, 15 % ; sur l’huile d’olive, 11 % » avant les négociations commerciales annuelles, a-t-il détaillé, regrettant « la spéculation sur un manque de disponibilité du blé et du maïs ».

Cette hausse des prix devrait cependant être négociée avant d’être ressentie par le consommateur : « on ne va pas laisser cette reprise de la consommation se bloquer par quelques spéculateurs », a-t-il assuré.

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Le Monde avec AFP