Monsieur Poulpe : « Le poulpe est quasiment devenu un symbole de la pop culture »

Après avoir officié sur la chaîne Nolife, ce fan de jeux vidéo a adapté pour YouTube l’émission québécoise « Les Recettes pompettes ». Il présente « Crac-crac », exploration de la sexualité diffusée par Canal+.

Monsieur Poulpe, en 2016.

D’où vient votre pseudo, Monsieur Poulpe ?

Ce sont des potes qui m’ont appelé comme ça au collège. Je faisais déjà des vidéos, des BD, j’écrivais des chansons, je jouais, du coup j’avais une activité artistique tentaculaire, et en même temps j’ai toujours eu l’air très mollusque physiquement.

Lire aussi Le succès grisant de Monsieur Poulpe

Avez-vous d’autres surnoms ?

Mes proches m’appellent parfois « Poulpy » ou « Poulpon ». C’est affectueux. Pour rendre ça concret, j’ai aussi un gentil poulpe rose tatoué sur le bide. Mais rassurez-vous, il n’y a pas d’histoire de double personnalité là-dessous.

Vous ne vous sentez jamais en concurrence avec votre animal totem ?

Non, mais quand l’émission « Les Recette pompettes » s’est lancée, j’ai eu beaucoup de presse, et j’avais détrôné l’animal sur Google Images. Quand tu tapais « poulpe », c’est moi qui apparaissais en premier. Ça a duré un mois, mais c’était quand même une belle victoire.

Comment analysez-vous l’engouement actuel autour du poulpe ?

L’animal est graphiquement hyper intéressant avec tous ses bras. C’est ce côté visuel plus que l’intelligence qui attire les créatifs, les geeks. Du coup, on le retrouve dans plein de genres différents, les dessins animés pour enfants, l’horreur. Le grand méchant du film Pirates des Caraïbes a une tête de poulpe. Les petits envahisseurs du jeu Space Invaders ressemblent aussi à des poulpes mal faits. C’est quasiment devenu un symbole de la pop culture, comme le casque de Dark Vador. Maintenant, la tendance est au poulpe mignon et gentil. Mais peut-être qu’il va redevenir méchant dans pas longtemps.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Comment le poulpe a conquis l’humanité

Est-ce que vous revendiquez des qualités du poulpe ?

Ben, l’adaptation. Les doigts qui collent. De l’encre, je mets de l’encre partout de par mon métier, si l’on veut élever un peu le débat.

Et le côté camouflage ?

Des fois, je suis tellement incrusté dans mon canapé à mater des séries ou des films qu’effectivement, je peux en prendre un peu la couleur ; en tout cas j’en épouse la forme, ça c’est sûr. J’imagine que tu vas parler de Paul le poulpe, qui faisait des pronostics pour les matchs de foot ?

Oui…

Petite anecdote : en fait il est décédé pendant la Coupe du monde de je sais plus quelle année [2010], j’étais au Grand Journal [sur Canal+]. Et Antoine de Caunes a eu ce genre d’idées horribles qui le caractérise, il m’a dit : « Attends, Paul le poulpe est mort, tu n’as qu’à le remplacer pour les pronostics. » Je me suis retrouvé dans un aquarium à Marne-la-Vallée. J’étais en costard, avec des lests, au fond d’un bac de 5 mètres de profondeur et j’ai enregistré plein de pronos.

Il vous reste 39.72% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.