Nantes : après l’emballement, une stabilisation des prix de l’immobilier se profile

Les prix frôlent les 6 500 euros le mètre carré quand les biens sont de grande qualité et situés dans l’hypercentre de Nantes, entre la place Graslin et le château des Ducs de Bretagne.

Le marché immobilier nantais, déjà très dynamique avant la crise sanitaire, s’est totalement emballé à la fin du premier confinement. « Les acquéreurs sont revenus en masse et ont particulièrement visé les appartements avec un extérieur et les maisons », précise Marie-Virginie Durand, notaire déléguée à la communication de la chambre de Loire-Atlantique.

Face à cette déferlante, les vendeurs étaient nettement moins nombreux. « Cela a amplifié le phénomène de pénurie, qui était déjà assez marqué dans certains secteurs, et la hausse des prix s’est poursuivie », ajoute Me Durand.

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Cette dernière année, des records ont été atteints dans la ville. Le prix des logements y a augmenté en moyenne de 9 % entre septembre 2020 et septembre 2021, selon Meilleursagents.com. Ces dernières semaines cependant, le phénomène semble se tasser.

Car même si l’offre reste supérieure à la demande, les acheteurs ne suivent plus toutes les prétentions des vendeurs. « Depuis la rentrée, nous avons constaté une nette baisse du nombre de compromis dans nos études », confie Me Durand. D’ici à la fin de l’année, les prix pourraient donc se stabiliser dans la ville et sa grande couronne.

Vue dégagée sur l’Erdre

Actuellement, les appartements se négocient entre 5 000 et 6 000 euros le mètre carré dans le cœur ancien. Ils frôlent les 6 500 euros le mètre carré quand ils sont de grande qualité et situés dans l’hypercentre, entre la place Graslin et le château des Ducs de Bretagne. Mais pour atteindre ces sommets, ils doivent être en parfait état et avec un extérieur, un ascenseur et un parking.

Pour trouver un peu moins cher, il faut s’éloigner au nord, où les appartements valent entre 3 500 et 4 500 euros le mètre carré à l’intérieur des boulevards. Le haut de la fourchette n’étant atteint que par les résidences récentes avec balcon et vue dégagée sur l’Erdre.

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Nouveauté : « Face à la pénurie de biens à acheter dans le centre-ville, les acquéreurs rechignent de moins en moins à traverser les boulevards pour devenir propriétaires », note Mickaël Marchand, directeur de l’agence Resideo Immobilier.

Dans les secteurs Zola ou Longchamp, les résidences des années 1960 et 1970 se négocient aujourd’hui autour de 3 500 euros le mètre carré en parfait état. Un peu moins cher, le quartier du Vieux-Doulon affiche des tarifs moyens entre 2 800 et 3 200 euros, soit le prix d’un appartement dans une résidence ancienne à l’est de l’île de Nantes. Ceux qui acceptent de traverser la Loire paieront la même surface de 10 % à 20 % moins cher.

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