« Nous soutiendrons sans réserve la personnalité qui émergera de la primaire de l’écologie »

A Bordeaux, un cœur réalisé à partir de canettes en aluminium recyclé par l’artiste italo-belge Alfredo Longo, le 10 août 2021.

Le 12 décembre 2015, 196 Etats [195 Etats et l’Union européenne] adoptaient l’accord de Paris, dont l’objectif principal était de limiter la hausse des températures de 1,5 °C afin de maintenir l’habitabilité terrestre pour l’humanité. Mais le dôme de chaleur qu’a connu l’Amérique du Nord récemment, les incendies inédits en Turquie, en Grèce et en Algérie ou encore les inondations estivales en Europe centrale illustrent à quel point les conditions de la vie humaine sur notre planète se sont dégradées depuis 2015.

Lire la tribune : « Le projet de loi Climat et résilience constitue une double occasion manquée : respecter l’accord de Paris et faire confiance à la science »

L’urgence à agir est aujourd’hui incontestable. Et pourtant… dans le pays même où cet accord a été signé, le réchauffement climatique semble rester « une vérité qui dérange ». Le manque d’ambition et de réalisme de la dernière loi Climat et résilience en est la preuve. Comme le soulignent le Haut Conseil pour le climat [instance, créée en 2018, chargée d’émettre des avis et des recommandations sur la politique du gouvernement en matière climatique] et le Réseau Action Climat [une ONG qui fédère les principales associations de défense de l’environnement], ce nouveau cadre législatif est très en deçà des enjeux.

Pis, alors même que la convention citoyenne pour le climat [150 Français tirés au sort qui ont proposé des mesures contre le dérèglement climatique] avait été saluée pour ses travaux, et contrairement aux engagements du président de la République, la nouvelle loi s’affranchit des propositions émises par un panel de citoyens éclairés et représentatifs de la population française.

Dynamique collective

Déterminés à agir à Besançon, Bordeaux, Grenoble, Lyon et sa métropole, Poitiers, Tours ou encore Strasbourg, des exécutifs écologistes mettent en œuvre des politiques publiques résolument engagées pour répondre à l’enjeu climatique. A la tête de grandes villes françaises, ils animent des collectifs composites qui concrétisent, dans les territoires, un projet écologiste, social et démocratique. Surtout, ils démontrent qu’une équipe au service du climat est un levier puissant de transformation et d’amélioration du quotidien de nos concitoyens.

Lire aussi : Que sont devenues les propositions de la convention pour le climat, qu’Emmanuel Macron s’était engagé à reprendre « sans filtre » ?

Ce qui peut être fait à l’échelon local peut, et doit, être réalisé à l’échelon national.

De l’avis unanime de la communauté scientifique, nous entrons désormais dans la « décennie critique ». Les prochaines échéances électorales nationales représenteront donc « le dernier mandat pour le climat ». Face à cet enjeu historique, et au constat qu’aucun gouvernement français n’a su se montrer à la hauteur, une présidence écologiste s’impose.

Il vous reste 46.75% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.