« Paroles de lecteurs » – De la responsabilité des Occidentaux dans le désastre afghan

Nous vivons l’une des pages les plus sombres de l’Histoire humaine : une sorte de siècle des Ténèbres, parfaite antithèse du siècle des Lumières. L’horreur que constitue la victoire des talibans en Afghanistan est avant tout le résultat d’une multitude de fautes graves imputables aux gouvernements occidentaux, et tout particulièrement anglo-saxons.

Tout a vraiment commencé lors de la guerre d’Afghanistan ayant opposé l’URSS aux moudjahidins, de 1979 à 1989. Rappelons au passage que l’Armée rouge n’était intervenue dans ce pays qu’à la demande du gouvernement local (comme la France au Mali) pour lutter contre le fascisme djihadiste, et que ce sont les Nord-Américains (ainsi que certains pays européens) qui ont alors armé et financé les talibans – dont la nature criminelle était pourtant déjà connue.

Le président américain Joe Biden pendant sa conférence de presse consécutive au double attentat de Kaboul.

La défaite de l’URSS a donc été un désastre dont seuls des fous peuvent se réjouir. Les dirigeants occidentaux étaient et continuent d’être parmi les plus irresponsables au monde : on l’a vu avec Donald Trump abandonnant les Kurdes à leur triste sort, puis avec Joe Biden décidant de retirer ses troupes d’Afghanistan. Exemples parmi une infinité d’autres.

Ajoutons que les talibans ne sont pas différents des fanatiques du Hamas et du Hezbollah, lesquels continuent de bénéficier d’une très grande complaisance en Europe, sur fond d’antisémitisme totalement décomplexé. Ou de certains imams salafistes ayant pignon sur rue en France, en Angleterre, en Belgique…

Les salafistes et les islamistes ne sont forts que parce que les Occidentaux d’aujourd’hui sont faibles. Cela fait des décennies que les très rares intellectuels (Boualem Sansal, Georges Bensoussan, Céline Pina, etc.) présents dans l’espace public tentent de sonner l’alerte… Sans jamais être écoutés par les différents pouvoirs en place. Et le résultat est là, effarant et sinistre, sous nos yeux.

Sylvain Foulquier, Niort (Deux-Sèvres)

Le Monde