Passe sanitaire : dans les parcs d’attractions, des contrôles sans encombre

Des touristes se promènent sous un soleil de plomb dans le Parc Asterix, qui a maintenu l’obligation du port du masque en extérieur.

« Cache ta bouteille d’eau, sinon ils vont te la prendre ! » Pour y avoir emmené sa fille et désormais ses petits-enfants, Bernadette Camus connaît les combines du contrôle d’entrée à La Mer de sable, parc d’attractions familial dans la forêt d’Ermenonville (Oise). Mais il y a une chose sur laquelle elle ne veut pas tricher : la présentation du passe sanitaire. « Au moins, on est sûr que des gens contaminés ne seront pas présents, se réjouit la Castelthéodoricienne (de Château-Thierry, dans l’Aisne). Depuis le temps, on avait le choix de se vacciner. Aujourd’hui, il faut arrêter d’être têtu ! »

Mercredi 21 juillet, les parcs de loisirs ont expérimenté le passe sanitaire et ce ne fut pas l’apocalypse. Les clients ont continué d’affluer et personne, ni au Parc Astérix ni à La Mer de sable, tous deux situés dans l’Oise, n’a fait de scandale.

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Anna-Elsa et Meier, venus de Saint-Mandé (Val-de-Marne), ont été les premiers à se faire refouler de La Mer de sable. Ils avaient pourtant choisi ce jour d’instauration du passe sanitaire pour visiter le parc avec leurs trois enfants, espérant y trouver moins de monde. Mauvaise pioche : la foule est là et leur passe a bipé rouge. Anna-Elsa se flagelle : « On a mal pris nos dispositions. J’ai fait mon vaccin vendredi. »

La deuxième dose, ou dose unique pour les anciens malades du Covid-19, comme elle, doit avoir été faite il y a sept jours au moins. Le compte n’y est pas. « En plus, on s’est fait vacciner pour pouvoir sortir. On n’était pas pour, dit la jeune mère de famille. Déjà, hier, j’ai lu des trucs sur le vaccin et j’ai regretté de l’avoir fait. Maintenant, on doit aller à Trifouillis-les-oies pour trouver une pharmacie et on perd du temps sur le parc… »

Un seul couple « pas au courant »

Trifouillis s’appelle en réalité Le Plessis-Belleville (Oise), et on y trouve une pharmacie qui pratique les tests antigéniques. C’est à dix bonnes minutes de voiture, mais les visiteurs croisés mercredi matin n’en étaient pas découragés. Le conjoint au passe sanitaire en règle entre dans le parc, l’autre est bon pour une visite approfondie des deux narines.

Au Parc Astérix, comme à Disneyland Paris (Seine-et-Marne) ou au Puy-du-Fou (Vendée), un laboratoire opère à l’entrée du parc. Mais il n’a pas fait fortune mercredi : à peine une trentaine de candidats pour le test, facturé 20 euros au client et non à l’Assurance-maladie.

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Dans la file d’attente de La Mer de sable, on voit passer davantage de preuves de vaccination que de tests négatifs. Le parc convient aux jeunes enfants, de sorte que la plupart des adultes sont des parents de plus de 35 ans ou des grands-parents, qui ont eu tout le loisir de se faire vacciner. Dans la matinée, une dizaine de familles avaient rencontré des difficultés, sur 2 500 personnes entrées à 11 heures, explique Bruno Lemaire, directeur technique du site. Seul un couple, « qui n’était pas au courant », opposé à la vaccination et refusant de faire un test, a demandé à se faire rembourser. Pour l’heure, le parc s’y refuse.

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