Passe sanitaire : première journée en douceur dans les gares parisiennes

Une passagère munie du bracelet bleu prouvant la validité de son passe sanitaire pour prendre son train, à la gare de Lyon à Paris, le 9 août.

Tout juste arrivée en gare de Lyon, à Paris, une famille se presse : pas le temps de discuter, annonce la mère, il faut prendre de l’avance et avoir le temps de faire vérifier son passe sanitaire. Les affichages indiquent que pour monter dans le train, il faut désormais « un billet, un masque, un passe sanitaire ». Conformément à la loi, le passe sanitaire est devenu obligatoire pour voyager à bord des TGV et trains Intercités à partir du lundi 9 août. Tout contrevenant risque une amende de 135 euros.

Un important dispositif de vérification des passes sanitaires a été déployé lundi matin à la gare de Lyon, dans le hall où s’est rendu Jean-Baptiste Djebbari, le ministre délégué chargé des transports. Arrivés en gare, les voyageurs ont pu faire scanner leur passe sanitaire auprès des agents et se sont vus offrir un bracelet bleu attestant de la validité de leur document à l’entrée du train. En cas de non-validité du passe, un test antigénique était proposé dans une pharmacie partenaire. Il était également possible de se faire rembourser ou d’échanger son billet.

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Sous les yeux du ministre, une opération de vérification systématique des passes sanitaires a été effectuée à l’embarquement d’un TGV en direction de Perpignan. En dehors d’opérations spéciales comme celle-ci, la vérification du passe sanitaire n’a pourtant pas vocation à devenir systématique, indique la SNCF.

« Un quart des trains contrôlés »

En gare de Montparnasse, à Paris, Sophie Dandrey, qui descend d’un TGV en provenance de Bordeaux, n’a pas eu à sortir le document. « On ne me l’a pas demandé, je ne me suis même pas posé la question », avoue-t-elle. Dans cette gare lundi matin, personne ne semble avoir eu besoin de présenter son QR code. Sur le quai, un agent commercial assure que les vérifications commenceront à 9 heures. Un autre les annonce pour 9 h 30. « On attend les instructions », indique finalement un agent de la sûreté ferroviaire.

« C’est normal que ça ne commence pas tout de suite, il faut le temps que ça se mette en place », déclare Frédéric Alonso, un voyageur qui attend son train pour Bordeaux. « Nous avons 400 000 voyageurs par jour dans les trains (…) c’est donc tout à fait impossible de contrôler tout le monde en tous points », a expliqué Jean-Baptiste Djebbari face à la presse. « Les choses se déroulent bien », a également estimé le ministre, ajoutant que « c’est environ un quart des trains qui vont être contrôlés à l’échelle du pays » pour cette journée du lundi 9 août.

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