Plusieurs syndicats appellent à une journée de mobilisation le 5 octobre

La rentrée sociale aura lieu le 5 octobre. Une intersyndicale réunissant la Confédération générale du travail (CGT), FO (Force ouvrière), la FSU (Fédération syndicale unitaire), l’union syndicale Solidaires et les organisations de jeunesse telles que la FIDL (Fédération indépendante et démocratique lycéenne), l’UNEF (Union nationale des étudiants de France) et L’UNL (Union nationale lycéenne) a appelé, lundi 30 août, à une journée de mobilisation le mardi 5 octobre, pour la défense des salaires, des emplois, des conditions de travail et d’études.

Ces organisations « s’opposent à ce que la situation sanitaire soit utilisée par le gouvernement et le patronat pour accélérer la remise en cause des droits et des acquis des salariés et des jeunes », écrivent-elles dans un communiqué lu au cours d’un point presse au siège de la CGT à Montreuil, lundi soir. « L’élargissement et l’accélération indispensable de la vaccination demandent de renforcer l’accès à la santé, les moyens de l’hôpital public et de la médecine du travail. Cela nécessite de convaincre et de rassurer, et non de sanctionner les salariés », poursuivent-elles.

La CFE-CGC (Confédération française de l’encadrement-Confédération générale des cadres), qui a participé à la réunion organisée lundi à l’invitation de la CGT, n’a pas souhaité s’associer à cette journée de grève et de manifestations. La CFDT (Confédération française démocratique du travail), avait pour sa part décliné l’invitation de la centrale de Montreuil.

Réforme de l’assurance-chômage

Un sommet social est prévu pour le 2 septembre à Matignon, où Jean Castex recevra à tour de rôle les dirigeants des syndicats et du patronat. Au menu, la réforme des retraites, pour l’instant au point mort, et la réforme de l’assurance-chômage, qu’Emmanuel Macron veut faire appliquer dès le 1er octobre, les signaux étant, selon lui, au vert pour l’emploi.

Dans son communiqué, l’intersyndicale met en garde contre le « retour de la réforme des retraites » et contre « la réforme de l’assurance-chômage ».

De son côté, la ministre du travail, Elisabeth Borne, a promis la semaine dernière sur la chaîne BFM Business de revenir prochainement « vers le Conseil d’Etat avec un nouveau décret », de manière à « avoir un texte opérationnel au 1er octobre ». La plus haute juridiction administrative avait suspendu, le 22 juin, une partie de la réforme en raison des « incertitudes sur la situation économique ».

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Le Monde avec AFP