Pop, folk, jazz, chanson française… Retour sur nos albums coup de cœur

Pochette de l’album « Survival of the Unfittest » de Queen of The Meadow.

LA LISTE DE LA MATINALE

L’équipe de la rubrique Musiques vous propose une sélection d’albums qu’elle a appréciés et chroniqués ces dernières semaines. Soit, dans l’ordre de leur commercialisation en juin : le troisième album envoûtant d’Helen Ferguson, dite Queen of The Meadow ; le deuxième opus du multi-instrumentiste et producteur Rostam Batmanglij ; l’art de l’écriture mélodique dans les chansons à dominantes pop du nouvel album de Bertrand Burgalat ; le deuxième opus de Clara Luciani, alliance de la chanson et du disco ; un superbe programme inspiré par des histoires surnaturelles par la harpiste Coline Jaget ; l’approche pop d’esthète de Tom McClung alias Francis Lung ; le saxophoniste Gaël Horellou en quintette débordant de swing et de groove ; la délicatesse folk et les aspérités indie-rock de Lucy Dacus.

« Survival of the Unfittest » de Queen of The Meadow

Derrière cette mystérieuse Queen of The Meadow (« reine des prairies ») se cache Helen Ferguson, chanteuse, autrice et compositrice américaine installée à Bordeaux. Depuis cinq ans, elle creuse élégamment son sillon dans une pop pastorale et anglophone que l’on pourrait qualifier de « folk de chambre », mâtinée d’arrangements baroques et psychédéliques. Avec la complicité de son compagnon Julien Pras (orfèvre de la mélodie chez Calc et Mars Red Sky…), elle livre un troisième album en forme d’aboutissement artistique, qui l’émancipe du sillage de ses figures tutélaires Judee Sill et Vashti Bunyan.

Dès Smother, sa voix hypnotise et emmène l’auditeur dans une cathédrale de chœurs diaphanes. Une mélancolie feutrée irrigue ces chansons dédiées aux « survivants inadaptés » de ce monde – The King and the Hoe parle notamment d’abus de violence sur les femmes et les enfants. On pense aussi à Elliott Smith pour les harmonies finement ciselées (Princess Pride), ou encore Cure sur Honey et son envolée de guitare stratosphérique. Une réussite, envoûtante. Franck Colombani

1 CD Only Lovers Records/Kuroneko (sortie le 4 juin).

« Changephobia », de Rostam

Pochette de l’album « Changephobia », de Rostam.

La virevoltante originalité de Vampire Weekend, groupe phare de la scène indie pop des années 2000, a longtemps reposé sur les personnalités du chanteur guitariste Ezra Koenig et du multi-instrumentiste Rostam Batmanglij, également producteur de leurs trois premiers albums. Sous le nom de Rostam, ce dernier a choisi, depuis 2016, de mener une carrière solo, dont Changephobia est le brillant deuxième témoignage.

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