Premiers pas en Bourse : comment sélectionner ses actions ?

Plus le bénéfice net par action est élevé, plus l’entreprise est profitable, même si elle ne distribue pas tous ces bénéfices aux actionnaires.

Les actions cotées en Bourse représentent un investissement risqué, puisque ni la valeur du titre ni le niveau des dividendes ne sont en quoi que ce soit garantis. Il importe donc de ne pas se lancer sans connaissances. Et surtout, sans méthode.

Comment choisir ses actions ? Des ratios boursiers permettent de juger de leur attractivité. Il s’agit, par exemple, du niveau de dividende (le taux de distribution), c’est-à-dire de la part des bénéfices versée aux actionnaires.

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Le rendement d’une action, lui, exprime en pourcentage le rapport entre le dividende et le cours de Bourse. Par conséquent, plus ce dernier est élevé, plus le rendement baisse, même si l’entreprise enregistre des bénéfices. Il s’élève à 2 % en moyenne pour le CAC 40, ce qui est historiquement assez faible et démontre le bon niveau de valorisation des actions qui le composent.

Cependant, les dividendes ne sont pas automatiques : certaines entreprises, dites de croissance, n’en versent pas et réinvestissent l’essentiel de leurs résultats. L’augmentation de la valeur de l’entreprise se retrouve alors dans le cours de l’action.

A l’inverse, une entreprise versant des dividendes élevés n’est pas obligatoirement à mettre en portefeuille : le rendement du dividende peut simplement être le résultat d’un cours de Bourse réduit, car les investisseurs ne se positionnent pas sur son titre.

Jeunes pousses et valeurs de rendement

Autre ratio à maîtriser : le bénéfice net par action (BNPA), qui mesure, comme son nom l’indique, le montant des bénéfices effectivement réalisés par l’entreprise divisé par le nombre d’actions en circulation. Plus il est important, plus l’entreprise est profitable, même si elle ne distribue pas tous ces bénéfices aux actionnaires. Il démontre donc la bonne santé de l’entreprise.

Ce bénéfice net par action est indispensable pour comprendre un autre critère-clé pour les investisseurs : le PER, pour price-earning ratio. Il s’agit du rapport entre le cours de Bourse et le bénéfice d’une entreprise ramené à une action. Sur les actions de l’indice CAC 40, par exemple, le PER s’établissait à 20 le 3 septembre 2021. Les actions composant cet indice se paient donc en moyenne 20 fois les bénéfices de l’année 2020, ce qui représente un niveau élevé.

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Plus le PER est élevé, et plus la valeur se paie cher au regard de ses bénéfices connus. Ce n’est toutefois pas une raison pour écarter d’office les actions aux PER les plus élevés : « Si l’on n’investit que dans des actions d’entreprises ayant un faible PER, on finit par ne posséder que des entreprises sous-valorisées en Bourse, explique Bertrand Lamielle, chez Portzamparc Gestion. On peut accepter de payer plus cher des sociétés en croissance. » Mais attention : si une entreprise avec un PER élevé ne parvient pas à maintenir ses résultats, la sanction sur le cours de Bourse pourra être sévère à la moindre mauvaise nouvelle.

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