Qui est David Callaham, le super scénariste qu’Hollywood s’arrache

Le scénariste Dave Callaham, lors de la première du film « Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux », à Los Angeles, le 16 août.

Script doctor de blockbusters

David Callaham, 43 ans, scénariste de Shang-Chi et la Légende des Dix Anneaux, la production Disney-Marvel qui vient de s’imposer comme le plus gros succès en salle aux Etats-Unis depuis la pandémie, est désormais l’un des scénaristes les plus demandés à Hollywood. Sa spécialité, l’écriture des films de super-héros : Ant-Man (2015), Wonder Woman 1984 (2020), le prochain Spider-Man et une nouvelle version d’Hercules.

Premiers pas alimentaires

Ses débuts pourraient offrir matière à scénario. Etudiant en littérature à l’université du Michigan, Callaham tombe par hasard sur une enquête du magazine de charme Penthouse consacrée aux scénaristes ayant réussi à Hollywood. L’étudiant y découvre des maisons avec piscine et jolies filles et décide de tenter sa chance dans le métier. Ses premiers essais suscitent l’indifférence. Pour survivre à Los Angeles, le jeune homme travaille dans une usine d’aliments pour chiens.

Lecteur de courriers

Conscient de se trouver dans une impasse, David Callaham parvient à être embauché comme stagiaire chez Creative Artists Agency, l’une des plus importantes agences de talents à Hollywood. Le département courrier est traditionnellement un lieu idéal pour se constituer un réseau et devenir à son tour agent ou producteur, mais jamais scénariste. Pourtant, c’est en relisant les scénarios adressés aux agents de stars que Callaham s’impose comme un lecteur indispensable et fait son éducation littéraire.

Promoteur de héros asiatiques

D’origine chinoise par sa mère, ceinture marron de jujitsu, le scénariste assure que l’écriture de Shang-Chi – premier film de Marvel avec un héros asiatique, un maître de kung-fu devant affronter son père, leader d’un groupe terroriste – ne doit rien au hasard. Dans un entretien donné au Hollywood Reporter le 9 septembre, Dave Callaham estimait qu’il était important qu’une production occidentale laisse de la place à des acteurs originaires d’Asie.

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