Qui sont ces « fintech » qui veulent bousculer l’assurance-vie ?

Les sociétés technologique de l’univers de la finance proposent une « expérience utilisateur » originale grâce à des applications pédagogiques.

Les fintech (sociétés technologiques de l’univers de la finance) ne pouvaient pas passer à côté du gigantesque marché de l’assurance-vie. Elles se multiplient désormais pour offrir une « expérience utilisateur » originale grâce à des applications bien pensées, pédagogiques et parfois ludiques, mais aussi des services humains et des offres financières modernes et simples d’emploi. Surtout, les frais sont ­sévèrement allégés, puisque ce sont les clients qui réalisent eux-mêmes bon nombre d’opérations sans avoir à mobiliser – et à payer – des conseillers ou intermédiaires.

Il y a peu encore, pour disposer d’une assurance-vie moderne, il fallait se tourner vers les courtiers en ligne, qui offrent en quelques clics la possibilité de tout savoir sur leur contrat, d’établir votre profil de risque et d’avoir une suggestion d’investissement qui y correspond, puis qui permettent de modifier vos choix, toujours en quelques clics, et avec des frais au plancher. Qu’ils s’appellent Altaprofits, Mon Financier, Placement Direct, dans l’univers des indépendants, ou bien Boursorama, Fortuneo ou ING pour les plus institutionnels, ils ont révolutionné l’assurance-vie de papa et de grand-papa en offrant, en plus, des possibilités quasi infinies d’investissement.

« La particularité des fintech est d’offrir des services et parcours totalement dématérialisés », affirme Karl Toussaint du Wast, qui dirige Net investissement

Depuis quelques années, une nouvelle génération d’opérateurs est venue finir de bousculer « le placement préféré des Français ». Parmi eux, Yomoni, qui fête ses 6 ans et 500 millions d’euros d’encours, qui s’est distingué en proposant de la gestion pilotée (avec une dizaine de niveaux de risque différents pour s’adapter à toutes les situations) basée sur des « trackers », des fonds qui répliquent les évolutions d’indices boursiers.

« La gestion pilotée a l’avantage d’alléger la charge mentale de l’épargnant-investisseur, car ce n’est pas lui qui prend les décisions d’investissement et d’arbitrage », estime Sébastien d’Ornano, président fondateur de Yomoni, qui se défend de « rogner sur les services pour réduire les coûts ». « Nous sommes dans une logique de juste prix, pas de low cost, ajoute-t-il, car, contrairement à une idée répandue, nous accompagnons nos clients au fil de leurs opérations, et ils peuvent d’ailleurs à tout moment avoir un interlocuteur humain. »

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S’il y a bel et bien un robo-advisor (conseiller virtuel gorgé d’algorithmes) derrière les fintech, il ne remplace pas l’humain : il permet d’automatiser des tâches, notamment administratives, et ainsi de faire gagner du temps et de l’argent à la fintech, économies dont profite le client au travers de frais moins élevés que dans les produits traditionnels. « La particularité des fintech est d’offrir des services et parcours totalement dématérialisés », éclaire Karl Toussaint du Wast, qui dirige Net investissement.

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