Romans, récits, poésie, essais : les coups de cœur du « Monde des livres » pour l’été

LA LISTE DE LA MATINALE

Au programme cette semaine, le choix des plumes du « Monde des livres ». De Mikhaïl Boulgakov à Ocean Vuong, d’Hicham-Stéphane Afaissa à Simeon Wade, une sélection de romans, récits, recueils de poésie et d’essais à lire cet été.

Littérature

« Le Maître et Marguerite », de Mikhaïl Boulgakov

Quand le Diable et ses sbires s’invitent, avec ferme désir de désordre, dans le dédale de Moscou et au cœur de l’appareil stalinien, cela donne Le Maître et Marguerite, testament littéraire de Boulgakov (1891-1940), sulfureux chef-d’œuvre de la littérature russe contemporaine, monument d’humour noir et de fantastique luciférien. A lire cul sec. François Angelier

« Le Maître et Marguerite », de Mikhaïl Boulgakov, traduit du russe par André Markowicz et Françoise Morvan, Inculte, 600 p., 22,90 €, numérique 17 €.

Lire la critique : « Le Maître et Marguerite » : Mikhaïl Boulgakov comme un diable sorti de sa boîte

« Petite », d’Edward Carey

Ce qui intéresse Edward Carey dans Petite, ce n’est pas Madame Tussaud (1761-1850) mais la sculptrice avant son mariage, quand celle-ci s’appelait encore Marie Grosholtz, et les trente-cinq premières années d’une vie ayant épousé les prémices et les soubresauts de la Révolution française. Tout frissonne dans ce roman captivant. Plus de 500 pages d’émois, d’effrois, de têtes tranchées ou dupliquées, de sang-froid et de cire chaude. Macha Séry

« Petite », d’Edward Carey, traduit de l’anglais par Jean-Luc Piningre, Cherche-Midi, 576 p., 23 €, numérique 14 €.

Lire la critique : « Petite », d’Edward Carey : l’illusion de vie, ou le roman de la future Mme Tussaud

« Billy Wilder et moi », de Jonathan Coe

A Corfou, en 1977, une jeune Grecque observe Billy Wilder sur le tournage de Fedora. Hommage à un génie comique, méditation délicate sur le vieillissement et l’impermanence du monde, Billy Wilder et moi recèle une grâce ahurissante, et avance avec une facilité apparente dont on sait à quel point elle demande travail et précision. Raphaëlle Leyris

« Billy Wilder et moi », de Jonathan Coe, traduit de l’anglais par Marguerite Capelle, Gallimard, « Du monde entier », 304 p., 22 €, numérique 16 €.

Lire la critique : « Billy Wilder et moi », de Jonathan Coe : testament hollywoodien

« Les Lois de l’ascension », de Céline Curiol

Céline Curiol trame au plus serré l’intime et le collectif dans Paris déboussolé par les attentats de 2015 et les crises migratoires, racontant quatre journées vécues par six personnages différents, tous en quête de sens. Les destins se croisent, se heurtent, se rejoignent, au long d’un fort volume qui réalise la prouesse d’emporter les plus exigeants des lecteurs au rythme palpitant du feuilleton réinventé. Un viatique pour l’été ! Bertrand Leclair

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