Romy Schneider, « L’Enfer » de Dante, la cité « DDF » à Saint-Denis… Nos replays du week-end

LA LISTE DE LA MATINALE

Dante et Botticelli pour revisiter L’Enfer, fin de partie pour Angela Merkel, retour à la vie de Romy Schneider… et pour ces anonymes de trois cités du « 9-3 » qui ont choisi de se serrer les coudes face à l’adversité.

Romy Schneider, l’œuvre-vie d’une comédienne

Romy Schneider et Harvey Keitel dans le film dramatique franco-allemand réalisé par Bertrand Tavernier en 1980 : « La mort en direct ».

« On parle rarement de “l’œuvre” d’un acteur ou d’une actrice. On dit “carrière”, on dit “filmographie”, presque jamais “œuvre”. Or, pour moi, Romy Schneider est l’autrice d’une œuvre cinématographique majeure. Sa vie est dans son œuvre – ou l’inverse. »

Le dramaturge Guillaume Poix redonne parole et sens à la vie et à l’œuvre de la comédienne, qui pour lui se confondent, dans ses soixante-trois films, « dont certains auront marqué l’histoire du cinéma ». Un projet hors norme, avec Cédric Aussir à la réalisation : ne faire dire à Romy Schneider que ce qu’elle a articulé.

Pour ce faire, Guillaume Poix a visionné l’intégralité de sa filmographie, notant toutes les répliques qu’il trouve « belles et symptomatiques » et qu’il monte ensuite jusqu’à former ce magnifique monologue qui constitue la première partie de son texte. Il utilise le même procédé pour la troisième partie, élaborant cette fois un montage à partir des entretiens que l’actrice a accordés ou de choses qu’elle a écrites dans son journal.

Pour la partie centrale, place est laissée à la fiction et à ses partenaires masculins : Alain Delon en tête bien sûr, mais évidemment aussi Philippe Noiret, Jean-Louis Trintignant, Michel Piccoli… « J’ai le sentiment que quelque chose de mon véritable moi transparaît de plus en plus au fil des films », disait celle qui confiait : « La plupart des choses écrites sur moi sont des mensonges. » Ce qui a le plus ému Guillaume Poix, c’est cette frontière, ténue, entre la fiction et le réel : « Dans ses soixante-trois films, elle est physiquement malmenée, souvent par son conjoint. C’est très troublant de voir qu’elle était cette figure qu’il était tolérable de frapper : aujourd’hui, cela ferait événement. » Emilie Grangeray

« Soudain Romy Schneider », de Guillaume Poix, réalisé par Cédric Aussir. En podcast sur Franceculture.fr

Botticelli, la renaissance de « La Divine Comédie » de Dante

Portrait de Dante Alighieri (1265-1321) par Botticelli, 1495.

Voilà sept cents ans que Dante Alighieri (1265-1321) a disparu, un 14 septembre, laissant à la postérité sa Commedia – tenue pour « divine » par Boccace, dès 1373. Le documentaire Botticelli Inferno, de Ralph Loop, nous fait découvrir un autre chantre éternel du génial poète florentin considéré comme l’égal de Shakespeare et le père de la langue italienne : Sandro Botticelli. Un Florentin lui aussi, peintre de génie et fin lettré, en homme de la Renaissance, qui entreprit d’illustrer La Divina Commedia et sa centaine de chants, emmenant le lecteur dans un voyage initiatique au cœur de l’Enfer, du Purgatoire, du Paradis.

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