Sorare signe la plus grosse levée de fonds de l’histoire de la French Tech

Séisme sur la planète French Tech. La start-up Sorare a signé, mardi 21 septembre, la plus grosse levée de fonds jamais réalisée sur cette scène en France, pour un montant de 680 millions de dollars, soit 580 millions d’euros.

La jeune pousse, qui avait opéré sa première levée de fonds significative en février (40 millions d’euros), explose ainsi le précédent record, qu’avait établi Contentsquare (spécialiste de l’expérience utilisateur digitale) le 25 mai en réunissant 500 millions de dollars. Trois ans à peine après sa création, Sorare est valorisée 4,3 milliards de dollars !

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Tant par sa trajectoire que par son positionnement, Sorare détonne dans l’écosystème. Qui aurait parié que les investisseurs prêtent une telle attention à une société dont le projet était de réinventer la vignette Panini pour les amateurs de football à l’ère d’Internet et de la technologie blockchain ? Car c’est bien cela que propose Sorare à ses utilisateurs : la possibilité d’acquérir, à travers des enchères, des cartes virtuelles de joueurs, plus ou moins rares (de 1 à 1 000 exemplaires par joueur et par saison) – qui viennent nourrir leur collection. Avec la possibilité de les échanger ou de les revendre avec une plus-value. Pour rendre l’expérience plus intéressante encore, ces mêmes cartes permettent de participer à des championnats en ligne et de faire prendre de la valeur à sa collection.

Pour Nicolas Julia, le dirigeant et cofondateur de la start-up, le déclic s’est produit en voyant émerger les non-fungible tokens (NFT), soit des jetons non fongibles, un certificat digital sécurisé grâce à la blockchain, permettant de garantir l’authenticité d’un objet numérique comme une œuvre d’art digitale ou un morceau de musique. Une technologie qui permet ainsi d’organiser la rareté : on peut créer des objets virtuels uniques, ou rares, qui n’en ont que plus de valeur.

Taux de croissance vertigineux

Amateurs de foot, et persuadés que « l’humanité a de tout temps aimé collectionner les biens physiques », les deux fondateurs se sont rapprochés des clubs de football afin de pouvoir utiliser l’image de leurs joueurs, avec un argument de poids : la promesse de rentrées d’argent. A toutes les franchises avec qui elle a conclu un contrat (aujourd’hui plus de 180, dont le club espagnol du Real Madrid et le Paris-Saint-Germain), la start-up assure un minimum garanti ainsi qu’une commission sur les ventes d’images de leurs joueurs.

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