Sup de Coteaux, Grand Cru HEC… Les étudiants des grandes écoles très portés sur l’œnologie

Ils s’appellent Julia, Kilian, Coralie, David, Stanislas, Marguerite ou Antoine. Leur point commun ? Tous ont intégré de prestigieuses grandes écoles et universités, en France ou à l’étranger. Mais, surtout, tous sont liés par un amour du vin qui a grandi au sein des associations œnologiques de leurs campus.

Certaines d’entre elles ont été créées il y a trente ou quarante ans, comme In Vino Veritas à Sciences Po Paris ou Sup de Coteaux à l’EM Lyon. D’autres, comme l’Association œnologique de la Hong Kong University of Science and Technology, ne datent que de 2016. En tout cas, chacune affiche un dynamisme insolent. Il suffit, pour s’en rendre compte, d’observer la sélectivité imposée à l’entrée de Grand Cru HEC. « Nous avons rencontré près de 200 personnes et n’en garderons in fine qu’une trentaine », explique Stanislas Larget-Piet, son actuel président.

Tout au long de l’année, ces associations rythment la vie des promotions, en organisant sessions de dégustation avec des domaines réputés et apéritifs vins-fromages. « C’est au cours de ces événements que j’ai pu améliorer mes connaissances, qui étaient initialement inexistantes. Je me suis totalement laissé prendre au jeu et me surprends aujourd’hui à reconnaître des appellations à l’aveugle. C’est fabuleux ! », s’enthousiasme Kilian Rouge, polytechnicien membre de l’équipe de dégustateurs.

Compétitions œnologiques interécoles

A croire que la discipline passionne davantage que le droit constitutionnel ou le calcul différentiel, les plus acharnés vont jusqu’à participer à des compétitions œnologiques interécoles. Organisés par les écoles, à l’instar du Sciences Po International Tasting (le bien nommé SPIT, « cracher », en anglais), du Défi de Bacchus, de l’EM Lyon ou du X-Wine Contest, ces événements qui visent à tester les connaissances, théoriques et pratiques, se déroulent généralement dans des lieux prestigieux, chez Bollinger, en Champagne, ou à Saint-Emilion, au Château-Figeac.

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« Après chaque concours, nous avions des étoiles dans les yeux, ce qui a suscité un engouement parmi nos camarades. Nous avons même dû organiser des sélections pour décider qui allait participer », se souvient avec nostalgie Julia Wang, restée trois ans au sein de Normale-Sup Œno. Dans les associations les plus exigeantes, par exemple à l’EM Lyon, un pôle spécifique se consacre à ces concours. Les étudiants s’y préparent tout au long de l’année. Des cours d’œnologie dispensés par des spécialistes viennent enrichir les connaissances, comme à l’X avec Raoul Salama, professeur à la faculté d’œnologie de Bordeaux. Les anciens élèves jouent également un rôle-clé en guidant les nouveaux dans leur préparation et en partageant leur expérience des concours.

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