TGV, Intercités, cars… l’application du passe sanitaire dans les transports terrestres se dessine

Presque dix jours après l’annonce présidentielle instaurant un laissez-passer sanitaire dans de nombreux aspects de la vie des Français, sa mise en œuvre dans les trains et les autocars s’ébauche. Le ministère des transports a, selon nos informations, calé les grands principes des décrets qui accompagneront la loi sanitaire en cours d’écriture, laquelle oblige à présenter une preuve de vaccination ou un test négatif avant d’utiliser un « transport public de longue distance au sein du territoire national ».

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Le gouvernement a précisé ce qu’il entend par transport public de longue distance. Côté SNCF, sont concernés tous les trains avec réservation obligatoire, soit comme l’avait déjà indiqué Jean-Baptiste Djebbari, le ministre des transports, les TGV, et les Intercités de jour comme de nuit. Ne sont donc pas concernés les Transiliens de la banlieue parisienne et les TER, même lorsqu’ils traversent plusieurs régions.

Dans les trains, devront avoir leur passe : les contrôleurs, les personnels de nettoyage et de restauration, ceux accompagnant des groupes de juniors, et tous les agents en transit pour se rendre à leur travail

Côté routier, les « cars Macron », comme FlixBus ou BlaBlaBus, sont soumis à la mesure mais aussi tous les services de car ou de taxi dès lors qu’il existe une obligation de réservation et que le véhicule passe une frontière régionale. En revanche, le covoiturage de longue distance, style Blablacar, échappe à la contrainte car il n’est pas considéré par le ministère comme du transport public.

L’obligation pour les usagers prendra effet dès promulgation de la loi, soit début août, mais les personnels à bord bénéficient d’un délai (jusqu’au 31 août) même s’il est moindre que celui de l’obligation vaccinale des soignants (15 septembre). Dans les trains, devront avoir leur passe sanitaire en règle : les contrôleurs, les personnels de nettoyage et de restauration, ceux accompagnant des groupes de juniors, mais aussi tous les agents en transit pour se rendre à leur travail. Du coup, les conducteurs, qui apparemment échappent à l’obligation, y seront de fait contraints car il ne se passe pas une semaine sans qu’ils aient à effectuer un ou plusieurs trajets pour rejoindre leur train ou leur domicile. Au total, 5 000 agents seraient concernés.

Grogne des syndicats

Sur la question délicate de la vérification de la situation sanitaire des usagers, le gouvernement souhaite trois niveaux d’inspection. D’abord la généralisation rapide du contrôle à la prise de billet ; ensuite des vérifications aussi systématiques et massives que possible à l’embarquement, enfin des contrôles aléatoires à bord.

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