Un apéro avec Marie Portolano : « Je ne suis pas à l’aise avec l’idée de briser la carrière de quelqu’un »

Marie Portolano, chez elle à Paris, le 27 juillet 2021.

Huit heures du soir sur le trottoir, Marie Portolano déboule d’un van noir, les bras encombrés de deux baguettes de pain… Et se confond en excuses pour trois minutes de retard. « J’ai passé une journée atroce ! », lance-t-elle avant de contourner, trop pressée pour la voir, une clocharde nichée sous son porche et d’ouvrir la porte de son appartement parisien.

Une fois chez elle, agenouillée en chemise bleue sur jean effrangé et tennis à lacets fluo, l’ancienne présentatrice du « Canal Football Club » puis du « Canal Sports Club » qui présente la 10e saison du « Meilleur pâtissier » sur M6, dispose l’apéro sur la table basse : œufs de caille, sachet de mini-carottes et immenses verres de dégustation.

Autour d’elle, du mobilier contemporain, une cheminée ancienne, des dessins d’enfants, des affiches de films et… beaucoup de bouteilles. De vieux rhums et whiskys, du gin Hendrick’s, sur une commode ; dix-huit flacons de vin dans un présentoir en rotin ; une cinquantaine entassés dans une armoire à vin, d’où Marie Portolano extrait un bouzeron 2018, un bourgogne aligoté confidentiel de chez François de Nicolaÿ.

« Le vin, c’est la passion de mon mari [Grégoire Ludig, du duo Palmashow, qui collabore à TF1, épousé le 15 juin 2019]. Et je l’ai suivi. Il va me dire : Tu ne leur as pas sorti le bouzeron quand même !” », s’amuse-t-elle. Le champagne apporté par Le Monde sera pour un autre soir.

Sur sa photo de mariage postée sur Instagram, elle pose une cigarette aux lèvres. Voilà six mois qu’elle a arrêté de fumer, mais ça lui manque toujours. « Je mange tout le temps, dit cette trentenaire avec un naturel attachant, en se coupant du comté. C’est un peu le problème de ma vie. On peut se tutoyer ? »

Boire, manger, fumer : drôle de régime pour une sportive, non ? « Je l’ai toujours dit : je suis la meilleure consommatrice de sport, tout en n’étant pas du tout sportive. » Consommatrice passionnée, au point d’être émue par les grands moments des compétitions. « C’est magnifique, je pleure », poste-t-elle ainsi fin juillet lorsque la judokate française Clarisse Agbégnénou, dite « Gnougnou25 », décroche l’or aux Jeux de Tokyo.

« Même mon fils s’est étonné, admet-elle. Il m’a dit : “Maman, mais on la connaît même pas !” » Son fils James, 6 ans, issu d’une première union, passe d’ailleurs une tête dans le living, en pyjama. Son père l’a gardé jusqu’au retour de sa mère. « Nous sommes séparés mais nous nous entendons très bien… »

Crise d’angoisse

« Le sport m’a toujours fait pleurer, plus que des films, explique-t-elle. Le moment où l’athlète craque… On sent qu’il y a eu tellement de travail. C’est le Graal pour lui. »

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