Un centenaire tout en spectacles, disques et livres

Portrait Georges Brassens dans l'émission

Mort le 29 octobre 1981, à Saint-Gély-du-Fesc (Hérault), Georges Brassens avait soufflé quelques jours plus tôt ses soixante bougies. Mais c’est sous le signe du centenaire de sa naissance, le 22 octobre 1921, à Sète, autre commune de l’Hérault, que le chanteur, guitariste et auteur-compositeur est fêté. Comme si la notion de mort tenait un peu à distance, même si un quarantenaire commence à avoir une certaine allure mémorielle.

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Au Hall de la chanson, dans le Parc de La Villette, à Paris, c’est en tout cas dans le décor d’un cimetière qu’est présenté Brassens, la mauvaise herbe (les 14, 15 et 21 octobre, à 20 heures ; le 17, à 16 heures). Un ange passe, des fossoyeurs défilent, les tombes sont de petites scènes, les lieux se transformeront en plage. Quatre chanteuses et chanteurs, trois instrumentistes (vents divers, guitares et claviers, percussions) valorisent les mélodies d’un programme certes souvent lié à la mort (La Ballade des cimetières, La Messe au pendu, Les Funérailles d’antan…), mais qui devient une fête, avec des arrangements qui voyagent dans les styles.

Au même endroit, dans un espace transformé en salle de classe, voici la découverte des premiers temps de Brassens avec Le Prof de Brassens (les 16 et 19 octobre, à 20 heures). L’artiste, interprété par le guitariste et chanteur Alban Losseroy, est en classe de 3e, son professeur, Alphonse Bonnafé, joué par le comédien et chanteur Olivier Hussenet, lui fait découvrir les poètes, dont François Villon, influence revendiquée. Bonnafé encouragera Brassens, le conseillera dans l’écriture. Là aussi, dans l’accompagnement d’une guitare électrique ou acoustique, les chansons (Marinette, La Ballade des gens qui sont nés quelque part, Complainte des filles de joie, La Mauvaise Réputation) vont vers des ailleurs variés.

Adaptation en italien et en créole

A Sète, où le musicien a été enterré, le bateau-phare Le Roquerols organise plusieurs concerts : des chansons adaptées en italien le 14 octobre ; l’Américain Pierre de Gaillande et le guitariste Joel Favreau pour évoquer sa Bad Reputation le 15 ; un groupe soul jazz est attendu le 23, il sera chanté en créole réunionnais le 28, Alexis HK choisira des chansons peu connues le 30… Au Théâtre Molière, les 22 et 23 octobre, ce sera un concert spécial avec, notamment, Juliette, François Morel, Antoine Sahler et des invités, et, au Musée Paul-Valéry, une exposition Robert Combas chante Sète et Georges Brassens, est annoncée jusqu’au 31 décembre.

Du côté de la production phonographique, c’est d’abord la remise en vente, par la major du disque Universal Music, d’une intégrale en dix-neuf CD, publiée en 2011 et de nouveau en 2016. La même maison propose plusieurs coffrets avec une sélection de morceaux, ainsi qu’un tirage limité à sept cents exemplaires de dix albums vinyles avec pochettes et livrets illustrés par Robert Combas.

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