Une ville, des envies, cinq possibilités : Brest

Dîner face aux bateaux, dormir au Conquet au-dessus de la mer, déambuler sur le cours Dajot, traverser la Penfeld par le pont de Recouvrance, faire un saut à Landerneau… Brest, la preuve par cinq.

Entrer dans la marine… et le château de Brest

Le château de Brest est installé sur l’ancien castellum romain. Renforcé par Vauban, il est toujours le siège de la préfecture maritime de l’Atlantique, un site militaire protégé et impénétrable. Le seul moyen d’accéder au château est donc le fantastique Musée national de la marine, qui occupe la partie civile de la forteresse. La collection permanente – tableaux, maquettes anciennes, figures de proue – est passionnante et situe parfaitement l’importance de Brest comme ville-port depuis l’Ancien Régime jusqu’à nos jours. Les nouvelles salles consacrées au mobilier 1960 des premiers sous-marins nucléaires font le lien avec la modernité. En sortant du château, on peut déambuler sur le cours Dajot, qui domine la rade, monter vers le quartier de Siam, traverser la Penfeld par le pont de Recouvrance (en tram ou à pied), et marcher par les petites rues jusqu’aux Ateliers des Capucins.

Musee-marine.fr

Prendre le pouls de la ville aux Capucins

Parfois, un lieu transforme une ville à lui seul. C’est le cas des Ateliers des Capucins à Brest. Si la médiathèque, les cinémas et les commerces sont surtout destinés aux habitants, il faut passer aux Capucins quand on visite Brest pour saisir l’énergie de cette vaste place publique couverte. Des danseurs en liberté partout (Le Fourneau, Centre national des arts de la rue, y est installé), des familles qui s’installent pour se retrouver, les colossales machines qui rappellent le passé industriel des ateliers, le magnifique canot de l’empereur, qui servit trente minutes à Napoléon III dans la rade en 1858, ou encore le tout nouveau projet d’Océanopolis hors les murs, 70.8 (le pourcentage de la surface du globe occupée par l’océan), qui propose un parcours océanique des profondeurs à la surface, les raisons de s’arrêter sont multiples. Principal mode d’accès aux Capucins depuis le centre-ville, le téléphérique, qui enjambe la Penfeld par les airs, ajoute un peu de frisson à l’expérience.

Ateliersdescapucins.fr

70point8.com

Dormir au-dessus de l’eau au Conquet

Le Sainte-Barbe n’a pas toujours été le splendide hôtel quatre étoiles qu’il est devenu. Ancienne maison militaire construite au XIXe siècle, installée sur un éperon rocheux au-dessus de la plage et du port, ce vaisseau de béton brut jeté vers la mer est une splendeur. C’est dans les années 1990 que la partie « Bauhaus » du bâtiment a été ajoutée. Très critiqué d’abord, ce geste audacieux fait aujourd’hui tout le prix du Sainte-Barbe : les chambres semblent flotter au-dessus de l’eau, le toit-terrasse – avec sa vue époustouflante sur la mer – est un appel à la contemplation, et le restaurant et le bar vibrent de toutes ces bonnes énergies. Outre ses plages très fréquentées par les Brestois, Le Conquet, véritable bout du monde, est situé sur la route des phares. En prenant la corniche vers le sud, le majestueux phare Saint-Mathieu apparaît en contrebas. Du port, on peut partir pour Ouessant. Le village fourmille d’artisans et de bonnes petites tables. Un éden breton.

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