Université d’été du Medef : Roux de Bézieux et Le Maire à l’unisson sur les mesures à prendre pour relancer l’économie

Le ministre de l’économie, Bruno Le Maire, à l’université du Medef, sur l’hippodrome de Longchamp, à Paris, le 25 août 2021.

« Nous n’avons invité aucun candidat à la présidentielle, car le moment n’est pas venu de faire la liste de nos revendications », a expliqué Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, en ouvrant l’université d’été de l’organisation patronale, mercredi 25 août. Pourtant, à huit mois du scrutin, Bruno Le Maire a été longuement applaudi par les chefs d’entreprise massés dans les gradins de l’hippodrome de Longchamp. Et pour cause : le discours du ministre de l’économie, qui avait pris soin de rappeler qu’il « souhaite la réélection d’Emmanuel Macron », faisait clairement écho à celui prononcé, quelques minutes plus tôt, par le patron des patrons.

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Croissance, souveraineté industrielle, réduction des dépenses publiques, nécessité de « travailler plus » ou de mettre en œuvre la réforme des retraites : les mesures égrenées par les deux hommes pour relancer l’économie post-Covid ont donné le ton de la future campagne électorale, du côté des dirigeants d’entreprise, mais aussi de Bercy. Quant aux deux candidats venus en discrets visiteurs, Valérie Pécresse et Xavier Bertrand, ils ont tout de même pris le temps d’écouter les doléances des patrons.

« Le passe sanitaire n’est pas une dictature sanitaire, nous y sommes favorables », a précisé d’emblée M. Roux de Bézieux, mais « pas partout, pas tout le temps, et le moins longtemps possible, car son impact peut être très pénalisant ». De plus, « il faut arrêter le “quoi qu’il en coûte” », mais « continuer à aider les secteurs qui en ont besoin, de manière pointilliste ».

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La réponse de Bruno Le Maire a eu de quoi satisfaire les hiérarques du Medef. « Le “quoi qu’il en coûte”, nous en sommes déjà sortis, c’est fini », a assuré l’ancien membre du parti Les Républicains (LR). « Nous n’avons pas compté l’argent public (…), mais maintenant, nous sommes passés au sur-mesure » pour les entreprises qui font l’objet de restrictions sanitaires (culture, hôtellerie-restauration…), a-t-il expliqué. Une réunion sur le sujet est prévue lundi 30 août à Bercy. Même convergence des deux hommes sur les réformes à venir.

« Oui, la France a besoin d’une réforme des retraites »

M. Roux de Bézieux a également déploré « un système d’assurance-chômage qui (…) décourage (…) la reprise du travail » et demandé que la réforme « soit mise en place le plus rapidement possible ». « Je souhaite que la réforme de l’assurance-chômage entre en vigueur au 1er octobre » pour « inciter les Français à retourner au travail », a renchéri le locataire de Bercy. L’échéance avait été repoussée à la suite d’une décision du Conseil d’Etat évoquant les incertitudes liées à la situation économique. Depuis, le taux de chômage a quasiment retrouvé son niveau d’avant-crise.

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