Vente d’objets d’occasion entre particuliers, covoiturage : comment ces revenus sont-ils imposés ?

Vous vendez des biens d’occasion ? Ils sont nombreux (livres, vêtements, bijoux) à ne pas être imposés pas si le prix de vente est inférieur à 5 000 euros.

Question à un expert

Est-ce que je paierai des impôts sur les sommes gagnées en revendant des objets sur Internet ou via le covoiturage ?

L’économie collaborative repose sur le partage ou l’échange entre particuliers de biens (vêtements, outils, voiture) et services (covoiturage, bricolage), contre rémunération ou non.

Les plates-formes numériques de mise en relation, comme Blablacar et Leboncoin, doivent transmettre chaque année à l’administration fiscale les recettes que vous réalisez, dès le premier euro ou, selon les cas, au-delà de 3 000 euros ou de vingt transactions (pour la vente de biens d’occasion, le covoiturage).

Mais ce n’est pas parce que ces revenus sont préremplis sur la déclaration qu’ils seront forcément imposés.

L’électroménager exonéré

Ainsi, les activités de « co-consommation », comme le covoiturage, ne sont pas imposables, si le transport est effectué dans le cadre de son propre déplacement et que les sommes demandées sont inférieures aux frais engagés (carburant, péage). L’exonération profite également à l’allocation pour covoiturage versée par les autorités.

Vous vendez des biens d’occasion ? Ils sont nombreux (livres, vêtements, bijoux) à ne pas être imposés, si le prix de vente est inférieur à 5 000 euros. Quant à la vente d’électroménager ou d’une voiture d’occasion, elle est toujours exonérée.

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Sinon, les plus-values issues de la vente de biens d’occasion seront généralement taxées à 36,20 % (19 % d’impôt sur le revenu, 17,2 % de prélèvements sociaux), avec parfois des abattements, selon la durée de détention.